Gabriel Matzneff, seul et séparé, par Bruno Lafourcade

Publié le par hodie

Dans quelques jours, les Éditions Léo Scheer publieront Les Émiles de Gab la Rafale, le nouveau livre de Gabriel Matzneff. Sur l’œuvre de cet écrivain, les Éditions du Sandre feront également paraître, très bientôt, un ouvrage collectif.

En attendant que les lecteurs puissent se plonger dans ces deux volumes (qui feront du reste lobjet dun ou de plusieurs articles dans notre revue), Hodie leur propose, de notre collaborateur Bruno Lafourcade, un texte qui offre un tour dhorizon du travail de cet écrivain.


 


L’opprobre pèse sur quelques écrivains contemporains, dont Gabriel Matzneff. Or, et c’est une de ses prouesses totalisantes, sinon totalitaires, l’ostracisme oblige quiconque veut étudier l’auteur des Lèvres menteuses à moins parler de ses livres que de cet ostracisme-là : quand le silence qui les couvre est rompu, c’est pour que ce silence soit encore le sujet d’étude ; et c’est un nouveau puits où tombe l’œuvre, une seconde nuit où elle s’enfonce.

Les raisons pour lesquelles on devient un objet de scandale sont souvent encombrées de causes apparentes, qui en recouvrent d’autres, parfois moins claires, sinon moins honorables ; quand elles ne sont pas de pure réputation, comme celles qui accablent Raoul Dolet, un des héros de Mamma, li Turchi !, et autoportrait de Matzneff en cinéaste : « Ce fut son quatrième film, L’amour est un enfant nu, histoire d’une passion entre une adolescente de quatorze ans et un avocat de soixante-dix, qui lui donna la célébrité et une réputation soufrée qui allait désormais lui coller à la peau telle que la tunique de Déjanire au corps d’Hercule. » Il est ainsi convenu d’attribuer l’indignité où l’on tient Matzneff à son goût pour « les moins de seize ans ». La relation de ses amours, dans ses carnets intimes singulièrement (et non uniquement, puisqu’elles occupent aussi une part de ses romans, de ses poèmes, quand leur lit ne déborde pas ses essais), l’aurait coupé, lui qui pourtant par nature n’en fut jamais très proche, de la vie publique.

Si la société – et toutes les sociétés en ses avatars : la famille, l’Église, la presse, les Lettres – s’est, partiellement ou entièrement, divertie de lui, la raison en est moins sa vie jugée dissolue, qui ne sera jamais qu’un prétexte, que le sentiment d’horreur que la foule éprouve depuis toujours, avec ce sûr instinct de bête pour ce qui est étranger à sa race, à l’égard de qui la tient pour méprisable. Si le monde n’aime pas qu’un sensuel dise son plaisir à savourer ses fruits, à en mordre la chair, à en sucer le jus, elle a horreur que le même lui crache le noyau au visage. Elle déteste qu’on lui dise, comme Gide dans les Faux-monnayeurs : « Aucun raisonnement ne saurait me convaincre que l’addition d’unités sordides puisse donner un total exquis » ; ou comme Matzneff lui-même dans « Un jeune homme seul », une chronique consacrée à un fait-divers, et qui fit scandale quand il la fit paraître en 1964 dans Combat (et qu’il recueillit en 1986 dans Le Sabre de Didi) : « On ne peut pas prendre la défense de l’Étrangleur : le meurtre d’un enfant est le plus irrémissible des crimes. Mais si affreux que soit l’assassinat du petit Luc, on est fasciné par cette étonnante révolte d’un individu contre la morale du troupeau. Si l’Étrangleur se réfugiait chez moi, je ne sais si je le livrerais. »

L’ostracisme contre notre auteur tient donc d’abord dans le dédain avec quoi il regarde le siècle ; et les pages de Cette Camisole de flammes, son journal d’adolescence et premier volume de ses « Carnets noirs », témoignent que le garçon a eu avant même la robe prétexte cette volonté de tenir aristocratiquement le monde à distance. Très tôt, on le voit conduire sa vie sur deux principes : « La cellule monacale ou les pastoureaux jolis, mais pas “le monde” ». Dès ses carnets de jeunesse, mais aussi dès son premier livre, Le Défi, il sait que son existence prendra ce tour excessif, sybaritique ou érémitique, mais ni tempéré ni raisonnable. (Cioran, son ami tonique et bienveillant, écrivait semblablement dans ses propres Cahiers : « J’étais fait pour le cloître ou pour le bal » ; et : « Il y a en moi du déconneur et du trappiste ».)

Le monde, cependant, c’est d’abord la cellule familiale : « La famille, ce poids qui nous tire vers le bas » ; « La famille, au mieux c’est l’ennui, au pire c’est l’enfer » ; « La famille par le sang, c’est de la blague » ; « Ma famille et moi, nous ne vivons pas sur la même planète. » (Ce sont aussi les mots du Christ dans l’Évangile selon Matthieu : « Et l’on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. ») Ces remarques abondent chez le jeune homme que l’on voit piaffer, ruer, et rompre des lances contre sa mère : « Les petits garçons bien sages sont peut-être la joie de leurs mamans. Ils sont surtout de la graine d’esclaves. » On ne s’étonnera pas de voir la figure maternelle se démultiplier pour devenir, au fil des jeunes filles aimées, l’implacable geôlière des conventions sociales et amoureuses, de ce qu’il nommera, dans une chronique qui, le 24 mai 1980, choqua les lecteurs du Monde, et qu’il recueillit six ans plus tard dans Le Sabre de Didi, – La Cage.

La société, c’est un univers d’adultes peuplé « d’âmes mortes » ; des morts-vivants qui exigent du jeune écrivain qu’il prenne un état, qu’il exerce un métier, qu’il ait un bureau et des responsabilités, – à quoi il ne se résoudra jamais : « Tout le monde s’accorde pour me prédire une brillante réussite, note-t-il à dix-neuf ans, mais moi je sais que je serai toujours un outlaw, un rebelle. » Et la même année : « Mes camarades de fac sont soucieux de faire une carrière. Moi, mon souci cardinal est de n’avoir pas à en faire une. » – Et, dans l’Archange aux pieds fourchus, dix ans plus tard, on le voit en effet décliner un poste de rédacteur en chef : s’il veut bien écrire pour les journaux, quelle que soit leur orientation politique, où ses articles seront d’un artiste non d’un journaliste, c’est pour mieux refuser la littérature alimentaire, et sauver et son art et sa vie ; pour les mêmes raisons, il se gardera toujours de la production contractuelle, de la livraison semestrielle de bouquins : il restera déclassé, libre et retiré. (Et on songe encore à Cioran, malheureux comme les pierres, les quelques semaines où les éditions Plon eurent l’idée baroque de faire de lui un directeur de collection.)

Nourri d’histoire et de littérature latines, mais aussi d’écrivains du Grand Siècle, et encore de penseurs libres (Nietzsche et Schopenhauer, notamment), Matzneff est conscient d’être ce garçon essentiellement seul et séparé de son temps : « Je me sens si radicalement différent du monde qui m’entoure que je ne puis pas ne pas en être effrayé » ; et d’ajouter aussitôt : « Effrayé, mais aussi enivré ». Surtout, il sait qu’il ne sert à rien qu’on morgue d’abondance des médiocres si on a le désir inavoué de leur ressembler ; et non celui de leur échapper par l’écriture, l’amour, les voyages – les armes baudelairiennes de la beauté.

Cependant, que deviennent ces fuites poétiques, si tout le monde cherche à écrire des livres, à multiplier les conquêtes, à prendre l’avion – à vivre en poète ? Quelle conclusion tirer de cette égalité, si les journaux lui préfèrent des écrivains secondaires ; si les aéroports lui font coudoyer les cadres, comme naguère les hippies ? Rien n’est ridicule comme de jouer à l’aventurier, quand on est abonné aux clubs de vacances ; à l’immoraliste, quand on rejoint le congrès des comptables à Phuket ; à l’ennemi des lois, quand on a devant soi un destin de dentistes.

On a pu dire que le peuple ne créait pas plus de grands hommes que la pierre des carrières ne produisait de diamants. Les grands hommes et les diamants se fabriquent seuls, en dépit et surtout contre leur milieu naturel ; ce milieu, dès qu’il verra ce diamant offusquer son gravier, n’aura de repos ni de cesse qu’il ne l’ait noyé sous sa vase. Non seulement le vulgaire ne produit pas de grands hommes, mais il cherche en sus à humilier, à souiller, à faire disparaître ceux dont l’éclat éblouit sa boue ; qu’elle trouve en son sein un être singulier, et la foule le soufflera à sa première étincelle. – Matzneff n’est pas issu du peuple, qu’il n’a connu que durant son service militaire et à travers quelques rares jeunes filles. Or c’est l’ascension du vulgaire, c’est sa prise de pouvoir et sa liquidation de ce qu’il restait de vie byronienne, que réfléchit son œuvre. La classe petite-bourgeoise est entrée en possession des voyages, de l’oisiveté, de l’amour et de l’art ; et son règne consacre désormais le muflisme prédit par Merejkovski.

Solitaire et déclassé (comme le sont aussi Razvratcheff, Kolytcheff, Rodin ou Dolet, comme le sont finalement la plupart de ses héros, autoportraits kaléidoscopiques), le dandy de Deligny continue d’affirmer, comme Montherlant avant lui, comme Barbey avant eux, une filiation aristocratique qui est un refus de l’égalité ; or ce que la masse ne supporte pas, ce qui lui fait horreur, c’est que nous ne soyons pas tous égaux, que nous ne rejoignons pas gaiement la « termitière ». Le peuple n’aime pas la supériorité, la hauteur le choque ; et qu’un talent ait conscience de son excellence, le scandalise davantage encore. C’est cette conscience qui pique au vif le commun, qui croit que la grandeur se fabrique avec des idées. Or notre auteur a souvent écrit, notamment dans ses Passions schismatiques, que les opinions sont très peu qui sont communes à tant, – en regard du style qui est tout et exclusivement nôtre. De ce point de vue, Matzneff figure l’écrivain dans tout son déclassement, aussi ficelé dans le corset de sa syntaxe que décordé d’attaches sociales.

Parallèlement, c’est la méfiance de Matzneff pour l’avenir qui met notre auteur en délicatesse avec le nombre. Il y a peu d’artistes nécessaires qui n’aient été décriés pour leur attitude, selon le mot d’Antoine Compagnon, antimoderne. Ils ont été coupables de n’éprouver devant l’état du monde, ni une confiance de rédacteurs publicitaires ni un optimisme de promoteurs immobiliers, mais le désabusement, la peur et le dégoût devant la dévastation de la langue, des mœurs, des paysages ; mais la certitude que la situation est appelée à empirer. Cependant, les désabusés peuvent être les meilleurs des indignés, et il n’y eut personne comme Matzneff pour s’enflammer au contact de l’injustice, comme l’allumette soufrée au frottoir de sa boîte ; pour démurer la parole des dissidents soviétiques, demander la grâce de Bastien-Thiry, dénoncer la condition faite aux palestiniens, – au moment où l’on feignait de croire au « libéralisme » de Khrouchtchev, où l’on exécutait les desperados de l’O.A.S, où l’on se refusait à voir les excès d’Israël. C’est « au chœur des chacals qui réclament la tête des vaincus », écrit-il, qu’il lui répugnera toujours de mêler sa voix.

Cet anti-modernisme (qui fut aussi celui de Joseph de Maistre, de Baudelaire, ou plus près de nous du dernier Barthes), que le siècle trouve instinctivement suspect (car c’est de joyeux joggeurs que cette course en avant a besoin – de consommateurs, d’investisseurs, de clients –, non de flâneurs inquiets qui traînent les pieds et raclent le brillant bitume du progrès), on le trouve en abondance chez Matzneff. Ouvrant au hasard un de ses romans (Nous n’irons plus au Luxembourg), on tombe, pour s’en tenir aux avancées architecturales, sur son désarroi de voir disparaître ici des pans entiers du quartier Latin : « M. Dulaurier aimait Paris comme il n’avait pas souvent aimé une femme, et Paris le tourmentait, d’une douleur sans remède. Une des raisons pour quoi il ne lisait pas les journaux, c’est qu’il craignait trop d’y apprendre que tel hôtel du XVIIe siècle avait été abattu pour faire place à une caserne de béton, que tel projet qui défigurerait pour jamais les rives de la Seine avait été adopté par le conseil municipal, bref, d’y vérifier que, comme disait Béchu, le pire est toujours certain. Déjà, dans son quartier Saint-Jacques, pour une belle demeure ancienne, que de mornes bâtisses, fruits du vandalisme jacobin, qui dépeupla le quartier de ses églises et de ses monastères, et du libéralisme bourgeois qui, au mépris de l’histoire et de l’âme de la cité, acheva de sabrer ces pierres et ces rues séculaires, y imprimant d’irrémissibles mutilations. » – Cette inquiétude (avec la joie et le plaisir, certes, qui ne sont pas adverses à la noirceur, bien au contraire), on la découvre partout dans ses livres, où il a choisi d’abriter le principal de ses nostalgies.

Le progressisme est un optimisme, et sa diffamation apparaît comme une aigreur de rabougri : elle est suspecte à l’idéal petit-bourgeois ; or, quand Matzneff ajoute que ce lucide dénigrement est proprement masculin, c’est au féminisme, qui est un avatar du progressisme, de le trouver louche : les femmes aiment l’avenir, dit-il, elles n’ont que faire de la mélancolie, elles ont même, chevillée au cœur, la détestation de ce qui fut. (Une chanson d’Édith Piaf où l’on entend : « Avant toi, y avait rien » et « Je me fous du passé », l’horrifie, pour ce qu’elle montre d’application au reniement.) C’est dans les années soixante-dix qu’il a, sinon découvert, du moins formulé, sur le plan romanesque avec Isaïe réjouis-toi (1974), sur le plan théorique avec les Passions schismatiques (1977), l’identité féminine, laquelle est portée par une énergie, une confiance dans le lendemain, autant que par une « étonnante capacité de renouvellement » qui se paye d’une haine féroce pour ce qui a été vécu.

La femme qui vous quitte ne se contente pas de se séparer de vous, dit-il, elle vous supprime : vous n’avez jamais existé, et avec vous c’est l’image de la passion que vous lui avez témoignée qu’elle déchire. Rencontrez-là trois mois après votre rupture, vous ne la reconnaîtrez plus : elle aura changé de coupe de cheveux et de garde-robe, elle aura repeint son appartement et déplacé les meubles (jusqu’à sa virginité qui sera neuve et son hymen recousu, symboliquement par reniement, ou réellement avec fil et aiguilles, en vingt minutes, après anesthésie locale) ; un jour, vous croirez voir celle que vous avez aimée, et qui ne sera plus que celle qui vous hait de l’avoir connue amoureuse de vous.

À cet égard, dit-il dans « Le Sang de mon cœur » (une chronique parue auxNouvelles littéraires en 1975, et recueillie vingt ans plus tard dans Le Dîner des mousquetaires), son personnage de Véronique, dans Isaïe, est devenu, avec « son étonnant pouvoir de rabotage, son extraordinaire aptitude à nier l’amour qu’elle a vécu avec Nil, à piétiner le passé, à l’effacer, à “tourner la page” », – un archétype ; et on pourrait en dire autant de la belle et terrible Angiolina, l’adolescente d’Ivre du vin perdu, atteinte du même don de gommage. (Il est amusant de constater combiengommage, ou peeling, ou exfoliation, des mots d’hebdomadaires et d’instituts de beauté, appartiennent à l’univers des personnes du sexe.) Notons que la fonction de l’avenir chez les femmes, quand elle apparaît dans Isaïe, le roman du divorce, s’accompagne de deux autres ruptures momentanées : d’abord avec l’orthodoxie ; ensuite avec la phrase classique, et anti-célinienne, qui est la manière accoutumée de Matzneff. Dans un des tomes de son journal intime, Les Soleils révolus, il explique ce qu’un roide respect grammatical a pour lui de structurant, de vertébral : « En moi, tout est chaos, désintégration, pulsions contradictoires, mise à mort. Mon seul garde-fou, c’est la sobriété de la langue française ; mon unique rempart, c’est la rigueur de sa syntaxe. Au bord de l’abîme, je me raccroche au point-virgule. » Ce qui témoigne le besoin, chez ce désaffilié, ce fils ruiné, – de jeter l’ancre et de laisser un bien.

La disposition des femmes pour l’oubli est exactement adverse à l’empreinte que le passé creuse dans la mémoire de notre auteur, par quoi celui-ci éprouve et manifeste ses dons : un artiste, écrit-il dans Boulevard Saint-Germain, est « l’archéologue de sa propre histoire ». « Quand on est écrivain, dit-il aussi dans les Passions schismatiques, on a l’avantage (ou la malédiction) de conserver des traces de ses amours et de ses convictions mortes ; on garde des cadavres dans le placard. » – La femme, elle, ne veut pas de cadavres, et les placards de sa garde-robe sont incessamment renouvelés. Elle est portée par la vie comme l’artiste par la mort ;semper juvenescens, elle est faite pour l’enfantement et la métamorphose, elle se renouvelle et se dédouble ; où l’homme est unique et l’écrivain singulier.

Si la mélancolie où baignent les livres de Matzneff (avec la joie de vivre, certes, et on aurait voulu dire combien cette œuvre était aussi réjouissante et stimulante – combien on éprouve le vivifiant du jeûne de Pâques, par exemple, dans Voici venir le Fiancé) est le sentiment que les femmes éprouvent le moins, c’est qu’elles sont précisément portées par le « désir d’avenir » (comme disent Ségolène Royal et le parti socialiste), c’est-à-dire la vie à deux, la procréation, l’épargne et les prêts immobiliers, et tout ce qui s’apparente à un projet où l’on nie son néant par emboîtements successifs. C’est pourquoi ces deux sexes, et ces deux états – l’artiste et la ménagère –, sont irréductiblement ennemis.

On l’a dit : on ne mure pas les écrivains pour le scandale dont ils seraient l’occasion, et on ne blâme pas Matzneff pour ses « moins de seize ans ». Ses amours ne seront jamais qu’un prétexte, car si on tenait absolument à les regarder, on verrait que c’est d’abord par la joie autant que par l’innocence qu’elles se manifestent dans son œuvre, – à moins que ce soit précisément cette crudité ingénue, cette insolence naïve, qui les rendent provocantes.

On l’a également dit : il n’est d’artiste nécessaire qui ne se garde de la société d’abord, du progrès ensuite ; qui ne s’appuie sur cette inquiétude pour créer de la beauté. – C’est à ce titre que Matzneff est attaqué, et pour nulle autre raison, comme cet Athénien dont Plutarque dit qu’il fut « puni d’avoir vécu en homme libre ».

 

Bruno Lafourcade

 

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Publié dans Littérature

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B
<br /> Merci.<br /> On pourra lire bientôt, ici, un article sur "Les Emiles de Gab la Rafale".<br /> <br /> Bruno Lafourcade<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Merci à Bruno Lafourcade pour ce bel et éclairant article. Merci aussi d'avoir dit un mot du livre à paraître sur l'œuvre de Gabriel Matzneff, à propos duquel vous trouverez quelques renseignements<br /> en cliquant sur mon nom.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Bravo pour cet article complet qui drese un portrait fidèle d'un des derniers "Hommes libres" de la littérature (en particulier) et de notre "société"(en général)....<br /> <br /> <br />
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H
<br /> Aïe ! "qui mettent..."<br /> <br /> <br />
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H
<br /> Merci. Ce que cet écrivain a d'intéressant, c'est sa façon d'être au coeur de thèmes ("l'enfant sacré, l'ogre croquant l'innocence, la 'libération' en meute") qui met l'époque en ébullition...<br /> <br /> <br />
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